Dans cette expérience en réalité virtuelle, vous déambulerez dans la “Promenade pastorale” inspirée de Beethoven (premier mouvement de laSymphonie n° 6 en fa majeur, op. 68). Enfilez votre casque de réalité virtuelle et laissez-vous guidez ! Vous entrez dans une salle d’exposition. Au mur, une fresque de Gustav Klimt qui représente la Neuvième Symphonie de Beethoven (peinte en 1902). Au centre de la pièce, un buste du compositeur sculpté par Anton Fernkorn (réalisé en 1863). Dans ce musée virtuel, vous avez le droit de toucher les œuvres ! Posez-vos mains sur le buste du compositeur, sur son manuscrit… Vous ferez ainsi apparaître la sculpture imaginée par Laurence Equilbey, représentant en trois dimensions la “forme sonate”, une structure musicale très prisée à l’époque du compositeur. Puis, un autre voyage vous attend, dans une forêt enchanteresse.
Dans cette troisième partie de l’expérience, vous être transporté dans la Symphonie pastorale de Beethoven et son univers romantique. Tendez l’oreille et laissez-vous porter par cette ode à la nature et à la campagne, interprétée par Insula orchestra, sous la direction de Laurence Equilbey. Cette immersion visuelle et sonore vous projette au cœur de l’orchestre : lors de l’enregistrement des dizaines de micros ont été placés au plus proche des musiciens. Déplacez-vous et écoutez attentivement les différents groupes d’instruments, tous en observant le paysage onirique qui défile devant vos yeux.
UNE « FORME SONATE » EN 3 DIMENSIONS
Les œuvres de musique classique sont parfois comme des textes, qui articulent différentes parties pour argumenter un propos. Aux XVIIIe & XIXe siècles, la « forme sonate » a le vent en poupe auprès des compositeurs et a inspiré Laurence Equilbey pour construire cette expérience de réalité virtuelle.
La forme sonate se construit en quatre grandes parties alternant plusieurs tonalités qui sont matérialisées par différentes couleurs sur la sculpture :
– une exposition (motifs musicaux principaux) ;
– un développement (thèmes musicaux développés) ;
– une réexposition (motifs musicaux principaux) ;
– une coda (conclusion, en apothéose !).
Pour ArchiBeethoven, Laurence Equilbey a imaginé une sculpture dont les formes suivent l’évolution musicale, ses temps forts et ses retours au calme.